T’as tout pour plaire
Un tatoo sur les reins
Une trace sur le sein
D’une rivale adultère
Michel Delaperrière - texte et photo
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T’as tout pour plaire
Un tatoo sur les reins
Une trace sur le sein
D’une rivale adultère
Michel Delaperrière - texte et photo
Abstraction lumineuseTexte publié pour le Défis N°2 de "la Ruche de beaux mots" blog animé par Abeilles50
J'ai pris la liberté de décliner "Au nom de l'amour" phonétiquement, puis en anglais et en espagnol.
Au nom de l’amour
Décision
J’aurais quitté ma maison
Aux « non » de l’amour
Foison
Tu en as vite trouvé des wagons
Oh non ! de l’amour ?
Condition
Ce ne furent que trois occasions
In the name of love
Lutte
Je voulais t’enlever
Aux « non » de l’amour
Chute
Mon corps a retremblé
Oh non ! de l’amour ?
Chut !!!
En as-tu éprouvé ?
En nombre del amor
Rompu
Tu me gardes comme ami
Aux « non » de l’amour
Déçu
Je n’ai rien compris
Oh non ! de l’amour ?
Déchu
J’ai rêvé, tu m’as trahi.
Michel Delaperrière
L'amour au printemps est comme les pivoines, il jaillit puissamment mais se laisse emporter par la moindre pluie.
4 heures du mat, encore un bureau à faire, le dernier, un être délicieux devait l'occuper, pas grand chose à
faire, tout était toujours hyper rangé.
Son occupant lui offrait des objets aimables : une rose, une douceur, cette relation anonyme était l'oxygène de ses fin de nuit de travail.
Une surprise l'attendait : le chaos total. Tout avait été abandonné dans l'urgence. Le fauteuil s'était écroulé sur une poubelle dégoulinante de fax.
Une feuille intacte la cloua accroupie au sol. Des mots irrévocables, durs, de désamour éclairaient ce désastre.
Lasse elle rangea, tria, effaça ce chagrin. Elle pensa à Mereilles, artiste Brésilien : ses installations étaient des "remboursements sécu": elles réparaient celui qui y pénétrait. Elle recréa
ainsi ce décor et pour finir griffonna une femme ange et des mots d'espoir dont elle seule connaissait la magie.
Quelques mois plus tard, elle trouva l'occupant des lieux assis, un drôle de petit ange fessu dans les mains. Il lui prit la main, ils sortirent dans la nuit.
Textes d'Avelina Giner écrit pour la photo de Michel Delaperrière
Son nez s'était écrasé dans l'herbe, sa bouche en était remplie. Elle détestait la campagne, le bon air. Devant ses yeux trop grands ouverts des "pompons" de pissenlit la narguaient
balançant nerveusement leurs akènes.
"Pisseuse! pisse au lit! C'est moi qui souffle...t'es pas cap...nananère... un petit cochon pendu au plafond..." des voix de gamines lui plombaient le crâne.
Une brise légère désorganisa l'architecture sublime de ces planètes magiques, une pluie duveteuse d'aigrettes emporta ces petites filles rieuses.
Fermer les yeux enfin! Mais que faisait son corps allongé là, le casque explosé. Plus loin un type hurlait dans son portable " accident.. secours.. vite … Elle ne bouge plus.. Elle voulait crier:
"Minute ! Andouille ! Je me lève! Barrez vous les mômes!
Dans l'ambulance elle murmurait:"trop de vert tue le vert...croquer les pissenlits par la racine...c'est pas du jeux!"
"Tout va bien Mademoiselle" Un secouriste canon lui souriait. "Drôle de façon de draguer, le coup de l'ambulance c'est pas top, allez on va guincher au bal des pompiers?" Lui répondit- elle.
Elle se souvenait enfin de cette liste merdique de flashbacks : le virage mal négocié,la route humide sous le soleil printanier,le sms courageux de rupture "viens récupérer tes affaires" sa
colère, son chagrin et l'urgence de rejoindre en moto cet homme débile .
A l'hosto, elle apprit au grand Professeur en chirurgie à sourire, il lui fit découvrir la musique baroque, elle saoula l'équipe soignante des concerts live d'Oum Kaltoum et certaines nuits de
gigantesques boules de pissenlit envahissaient sa chambre berçant ses rêves de douces ombrelles,transformant ses nuits en voies lactées.
De son bras valide elle balançât à la tronche de son sm-miste cul-terreux le bouquet de fleurs
qu'il lui offrit lors d'une visite, de plus l'ange gardien du SAMU, lui, revint la voir souvent, très souvent même.
Sa vie redevint douce, légère, suave, délicate, plus aucun homme ne la fit voler en doux parachutes subtils.
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