Mercredi 29 avril 2009
3
29
/04
/2009
15:03
Oui, c 'était pour elle qu' il avait endossé ce déguisement : cette perruque blanche, cette robe. Lui le p'tit
gars du XX ème qu'il ne fallait pas trop chauffer.
Aujourd hui, il était sa femme, son double, sa copine, sa soeur.
Elle aimait lui dire " t 'es une vraie gonzesse", ses propres copines l 'adoraient et se confiaient à lui.
Ce look de travelo foireux à deux balles, c'était cadeau, pour elle, sa princesse aimable, forte ,déchirée.
Elle qui restait scotchée sur les photos de Marilyn, elle qui avait pleuré silencieusement devant celles de la dernière séance de Bert Stern. Il le détestait celui là: avoir su faire
naître autant d'émotions chez sa belle
Il voulait être cette Marilyn là : du Champagne dans les yeux, plus cette tristesse infinie comme au bord du gouffre dans ses prunelles.
C'était cadeau pour elle son aimée, son bijou, sa baiseuse infatigable.
Il était sa Marilyn for ever
Jaloux, le photographe les avaient repérés, volés au milieu de cette joyeuse parade.
Son oeil ne les avait pas loupés: trop beaux, trop forts.
Son oeil ne s'en était pas remis.
Avelina Giner
Sur la proposition suivante de Michel Delaperrière
Par Avelina Giner & Michel Delaperrière
-
Publié dans : paroles d'elles
-
4
-
Recommander
Derniers Commentaires