Les jouets plongèrent dans la baignoire libérés de leur boite par son geste maladroit. Ils flottaient orphelins, inutiles. Sa peau propre et luisante d'eau se noya chagrine dans l'abandon
douloureux de son enfance. Un silence vaporeux et sordide s’égouttait, INSIDIEUX dans l’appartement vide de leurs désordres enfantins .De l'eau éclaira son regard trop vert. Il refit surface, il
naissait : mari divorcé et père solitaire. Les emplois du temps changeraient mais sa vie s'écoulerait définitivement avec eux, présents, perturbants, exigeants. Une sensation de bonheur
l'éclaboussa et chassa sans retour ce tsunami glacé et poisseux. Il prit son carnet de listes barrées, corrigées: courses amoureuses, rendez-vous inutiles, téléphones veloutés et
commença son journal de papa intime et aimant. Les mots répareraient ses tranches de vie douloureuses et le relieraient à la source de sa vie multiple:de père, d'amant, d'ami. Sa princesse et son
micro Zorro intergalactique liraient bien plus tard les cahiers de leur père sensible, témoin de leurs liens familiaux passés et précieux.
Avelina Giner (texte) Michel Delaperrière (photos)
J'ai pris la liberté de décliner "Au nom de l'amour" phonétiquement, puis en anglais et en espagnol.
Une entorse aux consignes qui demandent à ce que "Au nom de l'amour" soit répété neuf fois
(mais zons pas dit " comment" lol !!!)
Au nom de l’amour
Décision
J’aurais quitté ma maison
Aux « non » de l’amour
Foison
Tu en as vite trouvé des wagons
Oh non ! de l’amour ?
Condition
Ce ne furent que trois occasions
In the name of love
Lutte
Je voulais t’enlever
Aux « non » de l’amour
Chute
Mon corps a retremblé
Oh non ! de l’amour ?
Chut !!!
En as-tu éprouvé ?
En nombre del amor
Rompu
Tu me gardes comme ami
Aux « non » de l’amour
Déçu
Je n’ai rien compris
Oh non ! de l’amour ?
Déchu
J’ai rêvé, tu m’as trahi.
Michel Delaperrière
L'amour au printemps est comme les pivoines, il jaillit puissamment mais se laisse emporter par la moindre pluie.
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